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Antoine Durenne

va marier l’art et l’industrie

Né en 1822, fils d’un chaudronnier parisien, Antoine Durenne entreprendra de longues études au Arts et Métiers d’Angers et à l’École centrale de Paris jusqu’en 1843, comme son frère ainé qui s’installera à Paris comme ingénieur et fabricant de chaudières à vapeur, tandis qu’Antoine, une fois diplômé, ouvre un négoce de fonte moulée. En 1857, associé à messieurs Zégut et Petit, il louera la fonderie du Moulin neuf à Sommevoire aux frères Viry.

Ce site industriel comprenait un bocard et un patouillet pour le concassage et le lavage du minerai, avec un haut fourneau et un atelier de moulage. A cette époque le département de la Haute-Marne et l’un des premiers producteurs de fonte et de fer, Sommevoire avec ses filons miniers, son bassin hydrologique, ses forêts pour le charbon de bois et des sablières à proximité contribua amplement à l’essor de la métallurgie de marchandises.
En 1859, A. Durenne rachète l’usine (aidé par la dot de sa femme Marie Servant) et construit un second haut-fourneau avec une machine à vapeur pour seconder la turbine hydraulique des souffleries. Il poursuivra seul l’aventure de la fonte d’art sur un plan international jusqu’à sa mort en 1895. En 1870, il fut récompensé par le pape Pie IX pour un groupe statuaire Le baiser du Christ à Saint-François lors de l’exposition d’œuvres religieuses à Rome, et obtint la légion d’honneur en 1863 pour sa gigantesque fontaine,
le mariage de l’Art et l’Industrie sculptée par Jules Klagmann, admirée à l’exposition universelle de Londres en 1862.

A. Durenne, 1822-1895. Cliché au collodion – 1893